Historique du Barreau du Kongo Central
De sa création en 1982 à la modernisation numérique actuelle
Le Barreau du Kongo Central, anciennement connu sous le nom de Barreau de Matadi,
a été créé en 1982, à l’époque de la République du Zaïre, dans le cadre de la structuration du système judiciaire.
Il s’inscrivait dans la volonté de doter chaque province d’un Barreau autonome, garant de la discipline,
de la déontologie et du libre exercice de la profession d’avocat.
Étapes marquantes
- 1982 : Création officielle du Barreau à Matadi sous l’ère zaïroise,
avec l’installation du premier Conseil de l’Ordre et la mise en place des structures d’autorégulation.Son premier bâtonnier fut Me Pandi. - Années 1990–2000 : Expansion du Barreau avec l’ouverture de sections locales à
Boma, Mbanza-Ngungu, Kisantu et Tshela,
renforçant la présence de la profession sur tout le territoire provincial. - 2005–2015 : Renforcement du cadre déontologique et mise en œuvre de programmes de
formation continue pour les jeunes avocats et stagiaires,
consolidant la culture de l’excellence et de la responsabilité professionnelle. - 2015 et 2021, le Barreau du Kongo Central a franchi une étape déterminante de son développement institutionnel en se dotant, sur fonds propres, de sièges modernes et fonctionnels dans ses principales juridictions : Matadi, Boma, Mbanza-Ngungu, Kisantu et Tshela. Cette initiative a renforcé sa présence territoriale, affirmé son autonomie de gestion et consolidé l’ancrage du Barreau dans la vie judiciaire de la province.
- 2022 : Élection historique de Maître Chérine Luzaïsu Lusienge, première femme élue Bâtonnier du Barreau
depuis sa création, marquant une avancée majeure vers la parité et l’inclusion au sein de l’Ordre. - 2024 : Introduction du vote électronique pour les élections
des membres du Conseil de l’Ordre — une innovation majeure en matière de gouvernance interne,
modernisant les pratiques électorales et renforçant la transparence.
Le Barreau du Kongo Central demeure aujourd’hui un acteur clé du renforcement de l’État de droit et
de la promotion de la justice dans la province, en s’adaptant aux enjeux de la transformation numérique et
de la formation continue des professionnels du droit.